Terre perdue
dans l'entre monde
peuple dispersé
comme jamais témoin
de notre devenir.
Terre précaire
depuis toujours
entre la résistance
et l'universel.
| A la frontière |
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Ererouk, l'expérience de la frontière, entre l'église des premiers siècles et les abeilles en fête.
A la frontière c'est comme en pointillé l'échancrure du fleuve le dérisoire ceci, lancinant, innommable, le corps qui s'emplit et se vide.
A la frontière, la terre est si semblable et la chaleur, dans la découpe du ciel c'est ici l'extrémité de l'homme, le corps et le regard hors de soi, la montée meurtrière aveuglante, aveuglée.
Que peut-on, ce parcours qui frappe à cris rentrés contre la dissemblance des mémoires nous sommes là, venus pour cette architecture presqu'effondrée et le motif aux linteaux des portes fait une si légère danse dans la lumière, l'air et la pierre en amour, l'écho des siècles, des territoires mélangés
Comme si l'on voyait de l'autre côté du fleuve les peuples emmêlés venir à nous du fond de l'histoire parler ensemble des rosaces des traits légers, des sculptures.
Nous sommes là, désert en soi c'est comme en pointillé l'extrémité du monde et rien n'est proche comme la terre en face des collines
A quelques pas, il y a l'homme au miel d'été tout près de la ferveur, de la frontière il a fait sien ces parages modestement, dans la rumeur des fleurs, il a mis la table, il quête nos paroles nous tient l'épaule comme si les mots pouvaient lever l'absurdité.
Que peut-on, le sourire au milieu des abeilles, " Il ne faut pas nous oublier ", dit-il, nous rions...
Comment dire la nausée des frontières ?
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Les pierres et l'âme, fragments arméniens, est un regard passionné vers cette terre sensible arménienne, dont les pierres et leur devenir nous interrogent aujourd'hui plus qu'ailleurs.