Le fil, ténu
qui fait dans le jour
toute la dentelle
des rêves.
Les plis, les courbes
dans l'orbe du visage
toute la fragilité
du monde, le désir
qui suit la lumière
des femmes en allées.
| La Pèleboise |
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Page 1 sur 2 Le nom donné à cette coiffe trouve son origine chez les femmes habitant la forêt de l'Hermitain dont l'activité était de peler le bois des châtaigniers pour vivre. Le modèle décrit est celui porté vers 1900. C'était exclusivement une coiffe de protestante et contrairement à sa voisine, la créchoise, qui lui ressemble, elle n'a jamais eu de ruban de soie. L'architecture est de type béguin. Descriptif et assemblage Le fond de la bonnette est ovalisé horizontalement par un carton entouré d'un bourrelet et cousu à la passe. Cette passe présente un groupe de fronces de chaque côté accentuant la largeur de la coiffe. Un cercle métallique peut soutenir l'ouverture de la passe. Un cagouet du même tissu sépare la passe à l'arrière. Certaines bonnettes anciennes mais réutilisées tardivement sont réalisées en droguet renforcé de toile imprimée récupérée dans des châles usagés ou des rideaux de lit.
Cette bonnette est recouverte d'un satin de soie et coton à l'arrière, d'une bande de piqué de coton fantaisie à l'avant. Entre les deux, est savamment pliée une longue et large mousseline parfois bordée de dentelle, renforcée d'une plus petite mousseline dont l'un des ourlets (celui qui est placé vers le devant) est replié plusieurs fois sur lui-même. Les trois plis équidistants de cette longue mousseline, soulignant l'arrondi du visage, portent le nom de prinques.
Deux cagouets superposés sont posés sur celui de la bonnette et constituent le seul décor à l'arrière.
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