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C'est lors d'un concert de l'ami Jacques Bertin que je rencontre en 2006 Jean-Marie Bréhier, metteur en scène et comédien à la Comédie de l'Éperon. Il s'intéresse à mes textes, les lit, m'en parle avec chaleur et distance à la fois, dévoilant mieux que personne ne l'avait fait jusque là ma propre écriture.
Format 12 x 19 • 144 pages • 10 €
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A partir des textes écrits depuis 2003 en écho aux lieux romans que j'ai parcourus maintes et maintes fois et qui me passionnent, il souhaite monter un spectacle.
Je lui laisse bien sûr carte blanche. Ce sera "Un peu d'espace encore, qu'on enlève au silence", créé en 2007 et qui est un moment admirable de mise en scène et d'interprétation de la poésie.
Jean-Marie me pousse à faire de ces textes un livre, "pour que le public du spectacle y ait accès". A l'été 2007, Parole & Patrimoine publie donc ce livre, que j'ai mis en page et dont l'imprimerie Oudin à Poitiers a fait un bel objet.
Le livre comprend deux ensembles de textes. Le premier, "L'aigu des lieux" fait beaucoup référence aux lieux romans. Quelques extraits vous sont proposés ci-dessous.
Le second, "Elle avait dit..." vous est présenté également sur ce site.
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Matin qui s'use au printemps |
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Matin qui s'use au printemps, je marche dans ce pays derrière la mémoire
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Se souvenir des images
quand nous marchions dans la lumière
à la hauteur des fleurs du jardin,
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Est-ce jamais le moment d'interroger la nuit
et les arbres, et les pierres
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C'est un matin peut-être, il a plu dans la nuit
du village par le haut des collines
on ne découvre rien qu'à peine la mémoire
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Assis devant midi, la pierre |
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Assis devant midi, la pierre,
l'un et l'autre étonnés de suivre sur la terre ce chant
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