On marche ici, et l'écho des pas accordés révèle le tissage du temps.
On
marche, on ne fait jamais le tour de l'enclos, rien n'est jamais fini, les
visages et les pierres s'apprêtent à la lumière, ils se déploient,
puis l'ombre encore.
Le temps n'est rien que cette permanence sur les
visages, ce qui se déforme si lentement, ce que l'on touche, la chair des
pierres qui se délitent.
Le temps que les pas dans le cloître construisent, qu'on voudrait
assouvir dans l'espace, le temps cet espoir immobile que les pierres
n'incarneront jamais.