La structure du chapiteau est bien établie, tant sa fréquence est grande dans l'art roman, et tant son histoire est longue, puisque les Grecs et les Romains l'employaient déjà pour leurs temples.

Aulnay (17), chapiteau de la nef

À la base, l'astragale est la moulure de forme circulaire qui marque le haut de la colonne et le bas du chapiteau.


Au-dessus, la corbeille est une surface courbe qui fait passer de la base circulaire au sommet du chapiteau de forme rectangulaire le plus souvent. C'est sur la corbeille que la sculpture se développe, en tenant compte justement de la base et du sommet. À Aulnay, les deux palmettes inversées sont symétriques par rapport aux deux arêtes du chapiteau. L'arête part de chaque angle du rectangle au sommet. À Contré, où il n'y a qu'une seule arête compte tenu de l'encastrement de la colonnette et du chapiteau dans le corps de la fenêtre, c'est le visage et le corps de la femme aux hosties qui suivent la ligne verticale de l'arête, et font matière et support.


Au-dessus du chapiteau à proprement parler, mais qui le prolonge, le pan oblique comme à Contré, qui parfois peut être courbe comme à Aulnay se nomme le tailloir. Il est souvent décoré également, parfois d'un motif qui va au-delà du chapiteau lui-même.

Contré (17), chapiteau façade nord, femme aux hosties