Saintongeoise de grand deuil
Mauzé sur le Mignon
Saintongeoise de mariée
Brioux
Champanais de grand deuil
Malaville
Saintongeoise de jeune fille
Aulnay
Champanais de grand deuil
Châteauneuf sur Charente
Barbichet de cérémonie
Brigueuil
Saintongeoise de mariée
Mauzé sur le Mignon
Coiffe carrée
St-Hilaire des Loges
Saintongeoise
Loulay
Champanais de jeune fille
Matha
Saintongeoise de cérémonie
Aubigné
Saintongeoise demi-deuil
Loulay
Dentelle à l'aiguille
Mothaise de cérémonie
Pèleboise de cérémonie
Thorigné
Saintongeoise demi-deuil
Mauzé sur le Mignon
Saintongeoise de cérémonie
Mazin
Champanais de tous les jours
Gourvillette
Saintongeoise demi-deuil
St-Jean d'Angély

Le fil, ténu
qui fait dans le jour
toute la dentelle
des rêves.

Les plis, les courbes
dans l'orbe du visage
toute la fragilité
du monde, le désir
qui suit la lumière
des femmes en allées.

Le déclin des coiffes

Le déclin s'amorce pour certains types comme le Champanais dès les années 1880-1890. Cependant ce déclin ne s'est pas effectué au même moment pour toutes les régions. Dans la région de Cognac par exemple, les femmes ont cessé assez tôt de porter la coiffe. Ce territoire, assez riche, ouvert sur l'extérieur de par le commerce du cognac, subit plus tôt l'influence urbaine.

Une photo de classe, au village du Gicq, qui date de la fin du XIXe siècle, montre des fillettes d'une douzaine d'années en costume, sans coiffe, mais dont les cheveux sont relevés formant deux cornes qui servaient de butoir pour poser la coiffe du Gicq en forme de sabot, ce qui témoigne que cette génération a porté la coiffe.
Une fillette au Gicq, fin XIXe siècle
Fillette dont les cheveux sont préparés pour recevoir une coiffe

 

Les femmes adoptent la mode parisienne grâce aux catalogues du Bon Marché ou du Printemps. Seules certaines vieilles femmes vont garder encore leur coiffe ainsi que le montre une photo de mariage, prise à Thouars.

Lorsque les Vendéens arrivent dans la région après le phylloxéra vers les années 1890, les femmes portent encore leur coiffe mais vont vite l'abandonner, ne voulant pas être différentes des femmes de leur région d'accueil.

Par contre dans le Poitou, vers Civray, c'est la guerre de 1914 qui mettra fin aux coiffes. Sur une photo de mariage de 1906, on voit que toutes les femmes portent la coiffe ainsi que la mariée. Dans cette région, les femmes ont gardé leur coiffe toute leur vie à la différence des femmes de Saintonge qui l'ont abandonnée plus tôt.

Mariage à Thouars
Mariage à Thouars où seules les femmes âgées portent la coiffe
Mariage à Blanzay
Mariage à Blanzay en 1906, les femmes portent la coiffe

 

Après leur disparition, l'intérêt pour les coiffes et pour les costumes va apparaître assez rapidement, juste après la première guerre mondiale où l'on va commencer à organiser des noces villageoises, " comme au bon vieux temps ", mais il ne s'agira que de folklore ou de nostalgie.

Une noce villageoise, après la Grande Guerre
Fête à Frontenay Rohan-Rohan
5 juin 1922
Une noce villageoise, après la Grande Guerre
Fête du Petit Chêne
6 septembre 1925