Le fil, ténu
qui fait dans le jour
toute la dentelle
des rêves.

Les plis, les courbes
dans l'orbe du visage
toute la fragilité
du monde, le désir
qui suit la lumière
des femmes en allées.

En quelques décennies du XIXe siècle, les coiffes se sont répandues dans tous les villages. Elles se sont diversifiées, embellies, elles ont intégré des tissus nouveaux, des dentelles, des rubans... Cette extraordinaire innovation n'aurait pas été possible sans le concours de fabricants de tissus, de formes de vente nouvelles. Mais c'est surtout la lingère, sorte de styliste avant la lettre au coeur des villages, qui va créer les modèles de coiffes et leur donner leur personnalité.

Un métier va suivre le même développement et le même déclin que celui des coiffes, c'est celui de lingère. D'une activité de simple entretien de linge au début du siècle, il va devenir une activité de création nécessitant un long apprentissage et des doigts d'or.

" Il soufflait ainsi dans son cornet de cuivre, et la première fois d'assez loin pour s'annoncer... il allait avec chacun de ses deux pieds et chacune de ses deux jambes... sur toute espèce de chemins parce que c'était son métier. "

Dès la fin du XVIIIe siècle, en 1784, apparait le premier grand magasin, il s'agit du Tapis Rouge qui va éditer le premier catalogue de vente par correspondance, annonçant le développement fulgurant de cette méthode de vente.

Au XIXe siècle, les foires ont lieu dans tous les villages. Elles reviennent selon une périodicité différente selon l'importance des communes.

Une coiffe de par ses divers éléments est comme le point de rencontre de nombreuses régions. C'est ainsi que lorsque la jeune fille se procure auprès du colporteur ou du mercier, une boîte complète pour confectionner sa coiffe, ce dernier a dû faire appel à des fabricants des quatre coins de France.