Signe d'appartenance religieuse

Dans certaines régions du Poitou, lors des fêtes et des grandes sorties ", la coiffe va différencier les catholiques des protestantes : ces dernières portent une coiffe à plumet avec des broderies géométriques, alors que les premières portent la Malvina, avec la rebifiette que l'on disait signe de rébellion.

 

La pèleboise protestante
La Péleboise portée par les femmes protestantes
La malvina des catholiques
La Malvina avec la rebifiette portée par les femmes catholiques

Signe du rang social

La coiffe reflète également le rang social. L'aisance financière des paysannes se manifeste par le nombre de coiffures dont elles disposent et aussi par la richesse des broderies, les dentelles, les rubans qui ornent les coiffes.

Cette manifestation de la richesse paysanne se traduit surtout sur la coiffe de mariage. Comme souvent dans les sociétés traditionnelles, c'est la parure de la femme qui va attester du rang social de la famille.

Une coiffe de mariée
Coiffe de mariée de St-Hilaire des Loges

 

La coiffe peut également être signe d'une profession. Ainsi les nourrices en ville se doivent de garder leur coiffe d'origine, image de leur fonction. Dans les familles aisées, on leur fournissait également une coiffe, appelée livrée avec des rubans de couleur qui descendaient parfois jusqu'au sol.

Elle rythme également le déroulement de la semaine. De même que les vêtements de travail sont bien différents de ceux de cérémonie, de même sur la semaine, les coiffes de travail sont-elles beaucoup plus simples, les paysannes se couvrent la tête d'un simple bonnet, comme la cayenne, coiffe de travail pour l'hiver qui peut aussi servir comme sous-coiffe. Mais le dimanche et aux grandes fêtes religieuses, elles se parent de la coiffe de grande cérémonie avec ses dentelles et rubans de soie.

 

Travail et simplicité
Coiffe de travail
L'ordinaire des jours
Coiffe de tous les jours
Les atours de la cérémonie
Coiffe de cérémonie