Coiffe carrée
St-Hilaire des Loges
Saintongeoise de mariée
Mauzé sur le Mignon
Saintongeoise demi-deuil
Mauzé sur le Mignon
Champanais de grand deuil
Châteauneuf sur Charente
Champanais de tous les jours
Gourvillette
Mothaise de cérémonie
Saintongeoise demi-deuil
St-Jean d'Angély
Champanais de jeune fille
Matha
Saintongeoise
Loulay
Barbichet de cérémonie
Brigueuil
Dentelle à l'aiguille
Champanais de grand deuil
Malaville
Saintongeoise de cérémonie
Aubigné
Saintongeoise de grand deuil
Mauzé sur le Mignon
Saintongeoise de cérémonie
Mazin
Pèleboise de cérémonie
Thorigné
Saintongeoise demi-deuil
Loulay
Saintongeoise de jeune fille
Aulnay
Saintongeoise de mariée
Brioux

Le fil, ténu
qui fait dans le jour
toute la dentelle
des rêves.

Les plis, les courbes
dans l'orbe du visage
toute la fragilité
du monde, le désir
qui suit la lumière
des femmes en allées.

La soie

La soie est une fibre qui remonte à plus de 4000 ans et qui a toujours fasciné l'homme par ses qualités, sa légende et l'usage traditionnel qui en a été fait, réservé aux vêtements de cérémonie pour les puissants. Elle marque le rang, le privilège, la fortune. Il n'est donc pas étonnant que dès que ce matériau va devenir accessible, il entrera dans la confection de la coiffe. Il faudra pour cela attendre l'Empire.

 

Il y a deux manières de travailler la soie : en uni et en façonné. Selon la méthode de tissage, les soieries unies prennent le nom de taffetas, de satin, de sergé, et selon leur composition, on appelle les soieries façonnées, crêpe de chine, velours lamé, broché...

Sur les coiffes anciennes, on ne trouve pas de soie, à part des rubans peu larges, légèrement brochés. Le satin de soie apparaît plus tard, on le place sous les dentelles. On en trouve sur les anciens Cayons de Civray datant des années 1840. Le satin coton/soie apparaissant entre 1880 et 1890, le tissu va devenir plus abordable et se répandre plus largement.

Soie unie
Fond de coiffe en soie

 La soie devenant plus accessible, le marché va se développer rapidement. On l'utilisera pour recouvrir le carton mais il restera un matériau noble, signe de richesse.

Les rubans

Utilisés pour cacher la nuque et comme ornement, les premiers rubans sont en taffetas, puis en satin, de couleur ivoire, parfois bleus, plus rarement ocres. Très peu larges au début, ils vont prendre une largeur et une longueur exagérées pour certaines saintongeoises.

Leurs motifs sont très variés, il est très rare de retrouver deux rubans identiques. Ces motifs sont souvent empruntés au monde de la nature, des fruits et des fleurs des champs, des roses, pivoines, œillets, iris, chardons, etc... On remarque parfois des motifs géométriques.Cette variété de motifs peut s'expliquer par la concurrence entre fabricants et par la nécessité d'une offre diversifiée.

Détail d'un ruban
Ruban chardons et fleurs
Détail d'un ruban moiré et broché
Ruban de satin moiré et broché