Détail d'un khatchkar
Gochavank (Arménie)
Voussure du portail
Foussais
Hinggi kombu, l'arbre à crânes, ikat chaîne
Kaliuda, Sumba, Indonésie
Motif à l'araignée, ikat trame
Okinawa, Japon
Détail d'un sarong, ikat chaîne
Sikka, Flores, Indonésie
Carré du marais
St-Hilaire la Palud
Détail d'une robe, ikat chaîne
Urgut, Ouzbékistan
Panneau de soie, ikat chaîne
Boukhara, Ouzbékistan
Visage
San Juan de la Pena (Aragon, Espagne)
Tissu de flammé, ikat trame
Charentes, France
Il n'y a jamais...
Poème (Rémy Prin)
Pua kumbu, ikat chaîne
Iban, Sarawak, Malaisie
Bestiaire au portail sud
Aulnay
Saintongeoise
Détail de la coiffe
Les églises du monastère
Noravank d'Amaghou (Arménie)
Coiffe de deuil
Mazières sur Béronne
Nous tentons...
Poème (Rémy Prin)
Fresques de l'abside
Kobayr (Arménie)

Ce qui a duré
dans la mémoire des hommes,
ce qui fait culture,
paysages de la terre
ou pays de l'esprit,
ce qui peuple le voyage,
les vies, la plénitude,
le patrimoine, ce n'est rien
que ce lien fragile
de ce que nous sommes
à ce que nous devenons.

L’ombre et l’amour

Tu marches près de moi
l’ombre de nos silhouettes va grandissante

c’est le couchant qui les allonge, derrière nous,
la lumière qui faiblit
qui rend nos ombres floues
mélangées, incertaines,
tandis que nous marchons encore
dans le fil de ce long temps partagé,
sans trop savoir
ce qui se tisse entre nous,
le bonheur encore dans l’âge
devant nous les gestes dans nos ombres
comme s’il fallait commencer à s’effacer du monde.

Je n’ai jamais rien su de ce qui nous a guidés,
de ce qui nous a tenus
depuis ces décennies
depuis l’orée de la jeunesse éblouie,
ce que l’impalpable a tressé de sens,
a fait des instants multipliés
ces traces entre nous construites
dans l’improbable,
l’amour qui dure
des corps scellés aux regards
que la confiance n’abrège pas.

Tu marches près de moi
nous allons encore au creux des paysages
nous savons bien qu’un jour cela s’arrêtera
l’exigence du vivant fait place
aux entrailles du vide,
je te regarde, tu as toujours
ce merveilleux sourire que tu verses sur le monde
qui fait germer en moi ces mots
les phrases incertaines, cette chanson précaire
qui ne s’écrit qu’à travers cette ombre
tout au-devant de nous
dans la douceur de tous les printemps.

Écriture le 21/03/25

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