Gochavank
Le monastère vu du bas de la colline
Edjmiadzin
Église Shoghakat • Détail de la façade ouest
Noradouz
Détail d'un khatchkar
Geghard
Des femmes vendant leurs gâteaux
Haghbat
Église St-Signe • Les donateurs, Sembat le roi et son frère Gourguen
Bjni
L'église Saint-Serge
Tegher
Croix sur les pierres de la façade
Yovhannavank
Église St-Jean-Baptiste • Le tympan, parabole des vierges
Moro dzor
Chemin dans le village
Noradouz
Le troupeau qui rentre au village
Ererouk
Restes de la façade
Sevan
L'église des Saints Apôtres et le lac
Kobayr
Visage du Christ de l'abside
Gochavank
Tympan • Chapelle de l'Illuminateur
Erevan
Manuscrit au Matenadaran
Tatev
Motif sur le tambour de la coupole
Areni
Pierre tombale près de l'église
Aghitou
Une pierre tombale
Ketcharis
Le bac à bougies
Makaravank
Église principale • Motif polylobé

Terre perdue
dans l'entre monde
peuple dispersé
comme jamais témoin
de notre devenir.


Terre précaire
depuis toujours
entre la résistance
et l'universel.

Fin mai 1918, les Arméniens, tout un peuple à l'unisson, arrêtent l'avancée des troupes turques à Sardarapat, ouvrant la voie à l'indépendance du pays, perdue depuis cinq siècles.

Serge Afanasyan, l'auteur, cite en exergue la phrase de l'historien britannique C.J. Walker : "Si les Arméniens avaient échoué à Sardarabad, le mot Arménie n'aurait peut-être plus désigné qu'une antique entité géographique, comme la Cappadoce".

A l'écart du village aujourd'hui, quand on commence la visite du musée où des objets de civilisation de toutes les époques donnent à voir la pérennité de la culture arménienne depuis des siècles, la jeune femme qui guide les touristes dit d'une voix douce en marquant la mémoire de ce lieu : "S'ils n'avaient pas gagné, je ne serais pas là aujourd'hui à vous parler".

C'est le livre d'un historien pour son peuple, on y trouve d'anciennes photos fanées des héros de ces jours, comme l'album d'une famille où vous entrez presque gêné. On y voit les cartes des batailles, c'est un reportage à l'ancienne, avec l'immense respect de la mémoire, avec la volonté de décrire pas à pas ce qui fut le réveil d'un pays. On y rencontre des personnages : ceux qui se révèlent chefs de guerre, mais aussi les paysans arméniens têtus, tenaces, qui feront barrage aux envahisseurs, mais aussi cet évêque avec sa croix sous la mitraille qui exhorte les hommes... On y détaille les avancées du front, la situation dans les villes, la mosaïque entière des événements du 21 au 29 mai 1918, où le peuple arménien s'est en quelque sorte retrouvé.

La Victoire de Sardarabad
Serge Afanasyan
L'Harmattan (1985), 112 pages, 13,5 cm x 21,5 cm