Areni
Pierre tombale près de l'église
Yovhannavank
Église St-Jean-Baptiste • Le tympan, parabole des vierges
Moro dzor
Chemin dans le village
Makaravank
Église principale • Motif polylobé
Erevan
Manuscrit au Matenadaran
Bjni
L'église Saint-Serge
Noradouz
Détail d'un khatchkar
Noradouz
Le troupeau qui rentre au village
Tegher
Croix sur les pierres de la façade
Gochavank
Tympan • Chapelle de l'Illuminateur
Sevan
L'église des Saints Apôtres et le lac
Edjmiadzin
Église Shoghakat • Détail de la façade ouest
Kobayr
Visage du Christ de l'abside
Gochavank
Le monastère vu du bas de la colline
Ketcharis
Le bac à bougies
Ererouk
Restes de la façade
Geghard
Des femmes vendant leurs gâteaux
Tatev
Motif sur le tambour de la coupole
Haghbat
Église St-Signe • Les donateurs, Sembat le roi et son frère Gourguen
Aghitou
Une pierre tombale

Terre perdue
dans l'entre monde
peuple dispersé
comme jamais témoin
de notre devenir.


Terre précaire
depuis toujours
entre la résistance
et l'universel.

Thèmes

Jour à jour et peu à peu dans le voyage, d'une rencontre et d'une découverte à l'autre, les objets s'assemblent dans la mémoire, ils brodent, ils cousent le corps et les instants, des détails ils font un peuplement, une rumeur. Longtemps après, quand vous tentez de mettre de la cohérence aux souvenirs, vous savez que ces instants agrégés font un sillage, et comme l'eau des échos de plus en plus vastes à toutes les rencontres.

Voyager, c'est aussi, parmi toutes les découvertes, se nourrir. Que seraient les rencontres, les objets, les lieux, les paysages... sans les saveurs, ces manières d'accommoder le monde ?

Les khatchkars marquent le territoire arménien. Repères aux cimetières, dans l'enclos des monastères ou le voisinage des églises, ils en façonnent l'identité, comme une ponctuation simple, entêtante, et dont la multiplicité, entre le même et le différent, fascine. Objets inépuisables, à la manière des visages.

Dans les anciens cimetières arméniens, les pierres tombales semblent au voyageur d'étranges objets, jalons d'une imprécise mémoire, dans le ballet des vies.

Que l'Arménie ait produit autant de manuscrits montre, notamment, son vouloir de magnifier la langue. Que ces manuscrits aient été conservés en si grand nombre révèle l'attachement extrême des Arméniens à ce rapport si fragile de l'écrit et de l'image. Petit voyage dans les enluminures arméniennes.

Que dit la langue à celui qui n'en sait même pas les lettres, que dit au voyageur le bruissement des phrases ?

Le livre "Les pierres & l'âme"

Les pierres et l'âme, fragments arméniens, est un regard passionné vers cette terre sensible arménienne, dont les pierres et leur devenir nous interrogent aujourd'hui plus qu'ailleurs.

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