Vivre avec rien, le peu des bruits de nos amours, les premiers signes montés des sèves

 

Les écarts de la parole, tous ces amis que je n'ai pas qui cherchent la maison le soir pour un maigre partage

Vivre avec rien, de nos gestes peau blanche remuée à peine mon amour qui vibre à l'infini qui revient s'amenuise

Nous avons choisi l'ombre et le temps des mots nus longtemps retournés dans la paume

Le vent sur la Saintonge saute des lieues d'espace où nos lèvres vont boire

Je te tiens la taille je tiens tes mains pour la chanson magnifique de la nuit
Je tiens ce rien l'essentiel des journées cette épaisseur de l'herbe où le soleil éclate