Peur des douleurs, peur de la mort
peur des jours amenuisés qui s’en viennent
peur banale de l’âge
Nous sommes partis de Parapat, quelques kilomètres sur un bateau bien chargé, et l’on arrive à Samosir, l’île au milieu de cet immense cratère volcanique devenu ce lac Toba, de cent kilomètres de long, berceau de la culture des Toba-Batak.
C’est la lumière de l’hiver encore, juste diaphane, qui hésite entre le brouillard et le soleil, entre le songe et le réel.
C’est autrefois, il y a bien un quart de siècle, et c’est tout près pourtant. C’est le matin très tôt, il fait très doux dans le premier soleil.
Pluie d’hiver, tout le jour. La pluie fait le gris sur le monde, je vois au loin le rideau d’arbres qu’elle efface presque.
La lumière de l’hiver
comme une révélation
La ville est proche de l’Adriatique, on va vers elle dans le plat de la terre. Et l’on se dit que le site était indéfendable. Et l’on se demande comment elle a pu devenir la capitale byzantine de l’Occident.