Edjmiadzin, à vingt kilomètres à l'ouest d'Erevan, est la capitale religieuse de l'Arménie, là où siège le Catholicos, chef de l'église arménienne.

 

• Cathédrale (IVe)

• Eglise Ste-Gayané (VIIe)

• Eglise Ste-Hripsimé (618 ?)

• Eglise Shoghagat (1694)

 

La cathédrale

Mur nord, ancienne sculpture remployée
Détail du tambour, motifs et bustes des apôtres
Porche, détail

La Cathédrale est un bâtiment qui a été souvent remanié depuis que Grégoire l'Illuminateur signifia sa vision de l'Etre Unique descendant des cieux. Entre les plaques de remploi aux inscriptions grecques, le tambour du XVIIe siècle et les décors du porche frisant le baroque, peu d'unité, même si l'ensemble reste à taille humaine. Les styles successifs ont laissé ce lieu respirer.

 

L'église Ste-Gayané

Façade ouest Les églises d'Edjmiadzin sont toutes entretenues et restaurées avec soin, et leurs abords lisses et urbains laissent la mémoire comme en souffrance d'échos lointains où jailliraient une parole, une trace, un signe débarrassés de l'histoire.
Mur nord, fenêtre avec frise géométrique

 

L'église Ste-Hripsimé

Le tambour et la façade sud Décor à l'entrée du porche

Placée sur un petit tertre, Ste-Hripsimé fait une présence dense, ni lourde, ni massive, ni lègère. Silhouette architecturale qui dit sa force tendue et sereine à la fois, de l'intérieur d'elle-même. Pas de mouvement, d'élancement vers le ciel, pas de repli. L'exactitude de la présence féminine, où l'on puise, dont on attend toujours qu'elle se lève.

 

L'église Shoghagat

L'allée vers la façade ouest Détail façade ouest, côté sud
Façade ouest, détail côté nord

Cette église - le "flot de lumière" - de la fin du XVIIe siècle est une représentation aboutie des anciens styles de l'architecture arménienne, où une sorte de classicisme se mêle à une virtuosité constante.