Tour dans Erevan le matin, d'un magasin à l'autre on cherche une carte mémoire pour les photos. Vraie ronde dans la high-tech arménienne, air climatisé, vendeurs branchés, télévisions, ordinateurs, camescopes... là comme ailleurs, le numérique, que la jeune génération parcourt et partage.

Et ce sentiment de rupture dans l'émergence, la profusion électronique dans cette avenue Machtots, pour quels clients vite enrichis, et quelques pas plus loin l'immeuble délabré presque, qui sue la pauvreté de l'impuissance. Combien de fois, ailleurs déjà, a-t-on vécu jusqu'à l'incohérence ces mélanges, fébrilité des écrans, des images, de l'unisson du monde, et ce qui fait trace encore autrement - les hommes hier réunis sous l'arbre d'Odzoun ou ceux-là sous leur tente dans les étendues froides de l'Aragats.

Nous partons du centre d'Erevan, transparence des vitres, larges trottoirs, signalétique de l'urbain, vers la banlieue d'abord. Je reste fasciné par cette manière qu'a l'espace de la ville de se défaire. En quelques kilomètres - Erevan s'étend longuement maintenant qu'elle regroupe trente pour cent des Arméniens - on passe de la ville construite à des amas de bâtiments, d'hommes, d'activités. Côte à côte, les pneus qu'on répare dans la fumée et les bêtes en carcasse, sur le trottoir, que le boucher aligne. Plus loin, dans la rue qui monte, ce magasin tout rutilant de néon qu'on aménage, et la vieille vitrine où les boissons s'entassent. Pourtant, même au plus loin du centre, rien ne s'est assemblé au hasard. Ainsi les jardins qu'on découvre peu à peu, agrippés à chaque maison, comme revendiquant ce tissu de verdure, à l'inverse des grands espaces végétaux du centre. Sona, qui parle si souvent de son jardin, des grappes de raisin qui mûrissent, où habite-t-elle, avec quel accompagnement de la terre?

Nous ne sommes pas sortis de la ville qu'Achot s'arrête. Une femme monte à l'avant, qui nous salue. Pas de réaction de Sona. Elles conversent toutes deux avec Achot. Tout au long du jour, elle peuplera le bus d'un babil fourni. Nous apprendrons plus tard par Sona, gênée, que c'est la compagne d'Achot que nous promenons avec nous.


Nous montons lentement à flanc de petites montagnes qui ouvrent le paysage. Bientôt des ravines à gauche de la route, et la chaussée quasi impraticable. "Il y a des glissements de terrain, ici, souvent. La terre bouge toujours." Sona nous arrête avant le village de Voghdjaberd, nous fait signe de la suivre à pied. On monte quelques dizaines de mètres d'une colline. "C'est l'arc de Tcharents" dit-elle. Nous sommes sur une hauteur qui domine largement la plaine de l'Ararat. On voit à peine le Mont Massis très au loin, dont la calotte émerge un peu dans la lumière, mais le regard, où qu'on le porte, est immensément libre jusqu'à ces brumes lointaines du matin. On a construit là une arche de pierre où l'on passe, avant de s'abreuver de l'air et de ce pays qui s'étend jusqu'à cette haute montagne.

"Durant sa vie, Tcharents aimait venir là pour écrire, il s'asseyait, il aimait cet endroit." Et soudain elle nous parle en arménien, elle dit les mots du poète, sa voix se fait plus intense en elle, et c'est une incroyable musique qui se lève sur ces hautes terres, je la regarde, portée par le bonheur du chant. Elle s'arrête, le visage troublé. Je voudrais lui dire "encore..." tant la puissance de la langue qui s'offre me comble. Je n'ose pas. Elle sourit. Elle dit, s'excusant presque:

"La poésie est intraduisible.

- Oui, je sais cela un peu."

Je la questionne. Elle raconte l'histoire de Yeghiché Tcharents, qui écrivait la liberté, qu'on a fait taire, tué par le pouvoir soviétique à quarante ans, et dont les enfants apprennent les vers aujourd'hui dans les écoles. Elle raconte, nous nous éloignons de cette arche où les mots sont inscrits dans la pierre, de celui qui fut si touché par ces étendues au devant de nous.

"Et je m'enracine

Sur les hauteurs de mon pays en ruine...

Et stable, enraciné, je dis un chant,

Le cœur fou, viril,

Le dédiant cette voix de vent

Aux peuples épars où qu'ils se situent,

Où qu'il se situe à l'homme souffrant.
Et je vous dis moi:

- Là, je suis venu...33"

 

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33 Yeghiché Tcharents, Pays-Naïri, traduction Gérard Hékimian, in Poésie Arménienne Anthologie, Les Editeurs Français Réunis (1973)


Le parcours d'aujourd'hui, proche d'Erevan, est un itinéraire fréquenté. À Garni où nous arrivons, des étals, les tickets à l'entrée, l'aménagement des alentours, rendent à ce lieu du Ier siècle un air contemporain de site patrimonial.

 

 

'...la géométrie, les colonnades alignées...'

 

 

 

 

Nous sommes en 63 de notre ère. Les Arméniens sont à l'interface des deux grandes puissances du moment, les Parthes et les Romains, et au cœur de conflits incessants. On finit par trouver un accord. Tiridate Ier, placé sur le trône d'Arménie par les Parthes, restera roi, mais accepte d'être vassal de Rome. Il y part en grande pompe avec trois mille cavaliers, en l'an 66, pour recevoir des mains de Néron son diadème royal.

L'Arménie devient pour un temps un juste trait d'union entre l'Orient et l'Occident. Néron envoie des architectes et des ouvriers en Arménie, où Tiridate construit sans doute ce temple de Garni, dédié au soleil.

 

Sur le plateau qui domine la vallée encaissée de l'Azat, le temple entièrement restauré fait témoignage de l'histoire. Lieu qu'on parcourt, qu'on situe, dont on admire la géométrie, les colonnades alignées. Mais peut-être parce que ce temple "païen" est le seul, ou parce que son environnement est lisse, moderne, on se sent dans un musée sans surprise. On comprend certes que Rome et la Grèce sont venus jusqu'ici, qu'on est en terrain presque familier, on le comprend, mais cela reste comme une phrase à l'écart d'un livre ouvert sur un autre monde.

 

Il fait très chaud sur la place. Nous complétons nos achats du matin aux étals paysans. Les femmes nous présentent le "tetou lavash", le lavash acide, aussi fin que le pain, mais la pâte est celle de prunes séchées, d'abricots, de pêches... "C'est comme du chewing-gum" dit Sona. Puis la confiture de noix vertes, qu'on fait bouillir paraît-il quarante jours, et puis encore les délicieux soudjouks où s'amalgament des noix et de la pâte sucrée autour d'une ficelle. "C'est comme des bougies à manger."

 

"Dès qu'on trouve un petit coin d'ombre, il faut s'arrêter pour le repas" demande-t-on à Achot. Mais le pique-nique sauvage n'est pas de tradition ici. Quelques kilomètres plus loin, nous voici en surplomb de Geghard, où sous de grands arbres, des femmes proposent des gathas, d'épais gâteaux comme des brioches... Chargés de ressources maintenant, il reste à trouver l'emplacement. "On ne peut pas ici, il faut descendre au monastère, il y a de la place sous les arbres..." D'où nous sommes, nous découvrons les bâtiments, au fond d'une impressionnante gorge rocheuse. La route se termine un peu plus loin, le parking - nous sommes samedi - est encombré de voitures. Pas d'endroit libre sous les arbres, on finit par se nicher sous un peu d'ombre, à l'arrière d'un rang de voitures. À peine peut-on s'asseoir, parmi les débris, les odeurs douteuses, les gens qui passent... Nous regardons Achot à quelques mètres de nous, debout, qui semble ailleurs, nulle part, qui fait ses affaires avec sa compagne.

 


Très vite le repas, et nous nous mêlons au flux qui monte la grande allée de pierre. Une famille endimanchée, nombreuse. "C'est pour un baptême" dit Sona. La fillette tout en blanc, de trois ans peut-être, est dans les bras de sa mère. Trois musiciens font le rythme, et toute la famille se met à danser, les bras ouverts comme une corbeille au-dessus de soi, chacun tourne, peuple l'espace en arabesque d'un corps à l'autre.

Nous avançons. Avant l'enceinte, des petites cavités côte à côte creusées dans la roche à quelques mètres de hauteur. "Vous faites un vœu, et vous lancez un petit caillou. S'il reste dans le trou, votre vœu se fera." Les petites niches sont bien remplies déjà, on essaie plusieurs fois, aucun de nos cailloux ne veut tenir là-haut. Sona sourit.

Geghard, de loin, fait un ensemble important surplombé d'énormes rochers. C'est comme un paysage remarquable, carte postale du voyage, se dit-on, découpe de la vallée contre le ciel, le monastère au bout du chemin, quand le chemin n'est plus possible.

 

Geghard, chapelle de la Mère de Dieu
'...comme en suspens greffées sur elle...'

 

A l'entrée en dehors de l'enclos, on a sculpté une roche imposante de deux grandes croix. La roche est creusée profondément, le trait grossier, mais le regard s'arrête tant de ces deux croix émane une évidente alliance de la pierre et du signe. L'homme a suivi l'anfractuosité de la roche, il s'est inscrit dans ce que donnait la matière, profondément, modestement. On lève les yeux. À même la paroi rocheuse plus haut, comme en suspens greffées sur elle, quelques pierres taillées, un arc décoré... Pas de bâtiment, mais des fragments qui s'encastrent dans le tourment des roches, un peu plus gris, un peu plus roses que l'ocre de la montagne.

S'il ne reste rien de l'ancien Ayravank (le "monastère de la caverne"), comme se nommait autrefois ce lieu, on n'a nulle peine à imaginer que cette montagne criblée de trous était dès le IVe siècle peuplée de moines. La chapelle de la Mère de Dieu vers laquelle nous grimpons date du XIIe siècle et sur un replat à mi-distance, nous devinons ce qui rend cet endroit si prenant, l'étrange intimité de l'homme et de la pierre. Tout au long des siècles, on a su garder ici ce qui peut-être fondait spirituellement les grottes refuges. L'homme abrité dans les roches de la terre a continué de s'enfouir en elles, les marquant de ses empreintes, mais sans jamais s'en affranchir complètement.

Face à nous, d'énormes blocs fissurés, roches brutes, mais ça et là gravées de ces croix arméniennes aux courbes douces. Et plus haut, des pierres lisses, sculptées elles aussi, qui font façade à la grotte qu'on devine en arrière. Et l'on voit cela, côte à côte, qui coupe le souffle tant soudain la matière parle différemment: l'érosion des roches d'où les traces de sculptures émergent encore, et le lisse du basalte où l'entrelacs fait dans la pierre une transparence de dentelle. Là, la nature des roches, à peine ourlée de l'imaginaire humain, ici l'objet construit de la culture, quelques siècles plus tard sans doute, où le chant des assemblages se multiplie, frémissant d'énergie, de complexité reconnue. Et de l'un à l'autre, dans l'émotion, ce parcours d'humanité.

Geghard, chapelle de la Mère de Dieu
'...à peine ourlée de l'imaginaire humain...'

Nous avançons avec prudence vers cette chapelle précaire, à peine une architecture dans la roche, dans cet espace si étroit qu'un homme tient à peine devant l'autel, et qu'on se sent, au cœur de ces immenses falaises, dissout de légèreté, ténu comme ces quelques mètres gagnés jadis à la terre.

 


En bas, une fois franchie l'enceinte, devant nous le grand terre-plein dallé, le gavit et la cathédrale du XIIIe siècle. Tout autour, des rochers encore, distants, étage par étage où parfois des croix sont sculptées. On s'avance. L'entrée du gavit, sa façade sud et celle de l'église sont ponctuées de sculptures aériennes, motifs géométriques, oiseaux, ceps de vigne.

Les princes Zakarian ont construit ces bâtiments en 1215, après avoir défait les Seldjoukides34, et tout respire ici l'élégance retrouvée. Nous nous reposons sur un banc dehors, devant la porte sud de l'église, devant cette scène d'un lion combattant un buffle, l'emblème des princes. À côté, sur l'autre banc, trois moines en habit noir, "qui sont là pour l'office." Plus loin, une petite fontaine où l'on se rafraîchit le visage, et Sona y boit avec bonheur. L'enclos de Geghard, c'est la respiration de l'équilibre, dans un espace du dehors mesuré, face à la montagne.

 

Geghard, détail façade sud de la cathédrale
'...sculptures aériennes, motifs géométriques, oiseaux...'

 

Nous entrons dans l'ombre du gavit et de l'église, et le corps subit encore cet écart de lumière et de chaleur que nous éprouverons tout au long du voyage. Franchir la porte, c'est pénétrer dans l'intérieur du monde, se préparer au dialogue de soi seul peut-être avec la terre. Quelque chose entre la mort qui vient et la vie qui demeure. On s'est à peine habitué à cet espace sombre, à mi-regard, à mi-voix, qu'on avance au nord à travers un passage dans la pierre, vers le mausolée des Proshian, cette autre famille qui racheta le monastère à la fin du XIIIe siècle.

 

Geghard, mausolée des Proshian
'...comme si l'on avait voulu explorer l'enfermement...'

 

Et c'est à nouveau violemment en soi la puissance extrême des signes de la terre, comme si d'entrer plus profond dans la pierre où cette pièce est entièrement creusée jaillissait une lumière noire, un dialogue clos, sans échappée. Nous sommes dans un tombeau, chambre étroite, haute, où d'immenses blocs pèsent sur le regard. D'en haut tombe un rai de lumière qui rend les parois plus grises encore. Au-dessus de l'arcade qui marque la place des tombes, des animaux sculptés, lisses, puissants et qui comme le gris vous imprègnent. Ces deux lions encordés tenus par une tête de taureau, et l'aigle au-dessous enserrant un bélier, ne disent rien du sens ou d'un symbole, mais leur présence extrême tient le corps.

On voudrait reculer, s'extraire un peu de cette masse immense de pierre, creusée, décorée, mise en signes au cœur même de la terre. La mort dans ce tombeau de l'intérieur du monde, et la vie pétrifiée des bêtes, et sur l'autre paroi une croix immense d'entrelacs, des niches partout qui n'ouvrent sur rien, comme si l'on avait voulu explorer l'enfermement, dire l'inanité du temps humain même. À côté de la croix, une porte ouvre sur une autre chapelle, elle aussi troglodyte. Du haut de la coupole, un peu de lumière encore, et des motifs hâtivement tracés entre les fissures des roches. Peu d'espace, de l'ombre toujours mais le corps se détend, quelque peu familier maintenant des volumes.

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34 La première vague des Turcs Seldjoukides arriva d'Orient au début du XIe siècle. Deux siècles plus tard, la puissante famille Zakarian, au pouvoir en Géorgie, fit la reconquête du nord et de l'est des territoires arméniens.

 


On repasse à nouveau le mausolée, on parle à mi-voix dans ce scintillement funèbre, cherchant à savoir si l'autre près de soi subit la même emprise, de ces formes lourdes qui ramènent inlassablement en ce lieu noir de vous-mêmes, à la fin de l'aventure.

Puis c'est une autre chapelle encore excavée, celle de la source sacrée, un filet d'eau sourd de la roche et ceux qui viennent ici y vont boire. Source du dedans, dans le noir, qui guérit...

 

Geghard, coupole de la cathédrale
'...entre l'intérieur de la terre et l'intérieur de l'homme...'

 

Nous sortons. Sous le soleil, le corps se déplie dans l'instant. Là-haut, un escalier près d'une paroi toute couverte de croix, khatchkars encastrés ou roches directement gravées. Rythme obsédant de tout l'espace ainsi marqué comme au fer du même emblème. Est-ce le geste du sculpteur, ces heures longues face à la roche difficile, qui valaient communion entre l'homme et sa foi? Pourquoi fallait-il à ce point cette symbiose, la pierre paysage, la pierre objet, la terre comme maison et la maison hors de la terre? Tout ici fait démesure, mais c'est sans grande rupture dans l'espace, on s'est niché dans cette gorge modestement, mais on l'a marqué sans relâche, pierre à pierre, on s'est immergé en elle, dans un dialogue profond entre l'intérieur de la terre et l'intérieur de l'homme. Même au dehors, dans le soleil, il y a ce ressac du geste qui frappe sur la roche, courant l'espace.

Nous montons quelques marches, puis c'est une galerie qui s'enfonce encore dans la falaise. Partout sur les parois des croix incessantes à nouveau, nimbées de la lumière du dehors qui s'amenuise quand on avance. Impression soudain que le regard vague sur vague parcourt l'infinitude, qu'il n'y a plus de mémoire en ce lieu ni d'espace, que tout s'est aboli dans le rythme des croix dans la pierre. Au bout du passage, on entre dans un mausolée encore, rupestre lui aussi, mais dont le niveau supérieur laisse entrer la lumière.

Quatre piliers supportent des arcs en plein cintre. L'espace respire enfin, on se tait. Près de nous, deux jeunes filles qui doucement commencent un chant, et l'air s'emplit de leurs voix, prolonge les sons, leurs souffles, sans que cela jamais ne semble s'épuiser. Nous les regardons, heureuses de cet étonnement sur nos visages, comme si désormais rien ne pouvait être scellé de plus sublime parmi les pierres.


Geghard, c'est en arménien "la lance", celle dit-on qui avait percé le flanc du Christ sur la croix et que saint Grégoire aurait préservée dans ce monastère. "...l'un des soldats, de sa lance, lui perça le côté et il sortit aussitôt du sang et de l'eau.35"

En revenant vers Erevan, je suis contre ton épaule, assoupi dans le rêve du corps déjà qui refait ce qu'il vient de vivre. La route roule, des mots en arméniens, des mots français qui se mélangent. Le voyage tisse des fugacités, des approximations. Fragments de paysages mobiles, je suis contre ton épaule, je cherche à revivre les croix multipliées, le dedans de la pierre, ce lieu d'une blessure depuis des siècles d'où coulent le sang et l'eau, cette intensité qui nous échappe, pierres de l'extrême, inertes, face aux hommes fascinés.

 

Sona souhaite en rentrant passer à l'agence, "pour régler la suite du programme ". Monique et moi, nous l'accompagnons avec notre chauffeur, tandis que Sylvie et Marie-Andrée restent dans le bus avec "Madame Achot". Premier bilan donc, au bureau de H.S. Le bonheur des sites et du pays, les itinéraires annulés aussi, le camping impossible, le temps passé pour trouver les hébergements et les sites eux-mêmes. On cherche à limiter l'improvisation, à comprendre les tensions entre chauffeur et guide. On parle d'endroits calmes pour le pique-nique. Achot tient un propos péremptoire, qu'on ne nous traduit pas. A., la jeune femme qui parle le français à l'agence, essaie d'arrondir les angles, nous dit qu'il ne faut pas trop en faire, qu'en Arménie on n'est pas habitué à des périples comme le nôtre, et qu'elle va essayer de voir pour les hôtels...

Le soir, repas pour l'anniversaire de Sylvie, la nuit d'Erevan est douce, les spécialités arméniennes d'une grande finesse, et les gâteaux, note Monique, déroutants.

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35 Évangile de Jean, 19, 34